Les antidépresseurs, prescrits pour traiter une variété de troubles de l'humeur, ont été à la fois encensés et critiqués depuis leur introduction dans le domaine médical. Leur rôle dans la gestion de la dépression et d'autres affections mentales a été à la fois révolutionnaire et controversé.
Les premiers antidépresseurs ont été développés dans les années 1950. À l'époque, les médicaments tricycliques comme l’imipramine ont permis un soulagement aux personnes souffrant de dépression. Ces médicaments avaient beaucoup d'effets secondaires. Dans les années 1980, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ont été inventés. Ces médicaments, comme la fluoxétine/Prozac®, se sont avérés beaucoup plus sûrs et mieux tolérés par les patients, ce qui a marqué un tournant dans la pharmacologie des antidépresseurs. Depuis, les ISRS et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSN) ont dominé le marché. Ils agissent comme une "béquille" afin d'aider tout un chacun qui peut éprouver des difficultés transitoires dans sa vie. La prise de ces médicaments doit être dédramatisée.
En cas de dépression sévère, la prise d'un anti-dépresseur devra être systématique. En cas de dépression modérée, elle poura être proposée d'emblée si le patient le souhaite, ou bien être prise en cas d'échec d'une psychothérapie de soutien de quelques semaines. En cas de dépression légère, le traitement médicamenteux est rarement nécessaire et non recommandé. Dans tous les cas, la psychothérapie sera nécessaire.
C'est un médicament conçu pour traiter la dépression et d'autres troubles de l'humeur en influençant les neurotransmetteurs dans le cerveau. Ces substances chimiques agissent comme des messagers entre les cellules nerveuses, régulant ainsi notre humeur, nos émotions et nos fonctions cognitives. Les principaux neurotransmetteurs ciblés par les antidépresseurs sont la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine. En régulant l’équilibre de ces neurotransmetteurs, les antidépresseurs aident à réduire les symptômes de dépression et d'anxiété.
Les mécanismes exacts d'action des antidépresseurs varient selon le type de médicament. En général, ces médicaments agissent en augmentant la disponibilité de certains neurotransmetteurs dans le cerveau. Ces substances chimiques agissent comme des messagers entre les cellules nerveuses, régulant ainsi notre humeur, nos émotions et nos fonctions cognitives. Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), par exemple, augmentent les niveaux de sérotonine en empêchant sa réabsorption par les neurones, ce qui améliore la transmission des signaux nerveux et régule l’humeur. Les principaux neurotransmetteurs ciblés par les antidépresseurs sont la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine.
Il existe plusieurs classes d'antidépresseurs, chacune ayant ses propres mécanismes d'action et effets secondaires potentiels
Ce sont les antidépresseurs les plus couramment prescrits: fluoxétine/Prozac®, sertraline/Zoloft®, paroxétine/Deroxat®...Leur action sélective sur la sérotonine les rend efficaces et relativement sûrs par rapport à d'autres classes d'antidépresseurs.
Ces médicaments agissent en augmentant à la fois les niveaux de sérotonine et de noradrénaline. Exemples : la venlafaxine/Effexor® et la duloxétine/Cymbalta®. Ces médicaments sont volontier utilisés lorsqu'un traitement avec les ISRS n'a pas donné de bons résultats.
Ils sont moins couramment prescrits et agissent en augmentant les niveaux de dopamine et de noradrénaline. Exemple : la bupropion/Zyban® utilisé notamment pour arrêter de fumer.
Bien que moins utilisés en raison de leur interaction avec certains aliments et médicaments, les IMAO peuvent être efficaces dans certains cas résistants. Exemples : la phénelzine/Nardil® et la tranylcypromine/Parnate®.
Les antidépresseurs tricycliques comme l’imipramine/Tofranil®, la clomipramine/Anafranil® et l'amitriptyline/Laroxyl® ont été parmi les premiers médicaments efficaces contre la dépression. Bien qu’ils soient encore utilisés dans certains cas, en particulier lorsque d'autres traitements ont échoué, leur utilisation est limitée à cause de leurs effets secondaires plus importants, tels que la somnolence, les problèmes cardiaques, et la prise de poids. Cependant, lorsqu'ils sont prescrits judicieusement et sous surveillance médicale, leur efficacité reste reconnue. Ces traitements sont aussi utilisés pour le traitement de certaines douleurs neuropathiques. La réalisation d'un électrocardiogramme est recommandée avant de débuter un tel traitement au long cours.
L'utilisation d'antidépresseurs ne se fait pas à la légère! Voici quelques points importants à prendre en compte
Les antidépresseurs peuvent avoir divers effets secondaires, notamment des nausées, des maux de tête, des troubles du sommeil et une perte d'appétit. Ces effets varient d'un médicament à l'autre et d'une personne à l'autre.
Les antidépresseurs peuvent prendre plusieurs semaines avant de commencer à faire effet. Il faut donc être patient et suivre les recommandations du médecin. L'arrêt du traitement antidépresseursera fait progressivement sur plusieurs semaines, après 6 à 12 mois de guérison. Un arrêt trop précoce du traitement expose à des récidives. Le traitement se prend parfois plusieurs années.
Contrairement aux médicaments anxiolytiques, les antidépresseurs ne sont généralement pas addictifs. Cependant, l'arrêt brutal du traitement peut entraîner des symptômes de sevrage. Il faut bien suivre les instructions du médecin pour arrêter progressivement le médicament.
Un suivi régulier avec un médecin est essentiel pendant le traitement aux antidépresseurs pour surveiller les effets du médicament et ajuster la posologie si nécessaire.
C'est un phénomène souvent observé au début d'un traitement antidépresseur, avant que les effets thérapeutiques complets ne se manifestent. On peut ressentir une diminution immédiate de l'anxiété avec un regain de motivation et d'énergie, parfois associée à une agitation. Dans certains cas cette levée d'inhibition est dangereuse notamment en cas de pensées suicidaires (risque de passage à l'acte). La co-prescription d'un anxiolytique est donc systématique en début de traitement anti-dépresseur, pendant environ 4 semaines (alprazolam/xanax® ou oxazepam/Seresta® par exemple).
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